Fédération de pêche de la  loire

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Etat d'avancement de l'étude portant sur la caractérisation génétique des populations de truites dans le département de la Loire PDF Imprimer Envoyer
La Fédération de Pêche de la Loire a réalisé une étude visant à caractériser génétiquement les populations de truites du département de la Loire.
Cette étude s'inscrit dans une idée fondamentale que notre association défend depuis de nombreuses années : mieux connaître pour mieux gérer.
 

Vous trouverez ci joint le rapport final de cette étude intégrant également les éléments sur la dynamique des populations

 
Télécharger le rapport de l'étude Génétique
 
Pourquoi réaliser une étude génétique et quel en est l'objectif ?
 
Depuis plus d'un siècle, les activités humaines ont largement modifié l'état de nos cours d'eau (qualité d'eau, barrages, diminution des débits, dégradation des habitats...etc). Ces modifications ont entraîné des déficits de production piscicole (de truites notamment) que les humains ont essayé de "corriger" en déversant massivement des poissons issus d'élevage. Les études menées depuis plusieurs décennies ont démontré que ces déversements n'étaient pas une solution en soi et qu'au contraire, ils posaient souvent des problèmes méconnus jusqu'ici : dérive génétique, risque sanitaire, dégradation des niveaux de populations...etc.
Depuis une quinzaine d'années, on tend donc vers une gestion dite "patrimoniale" qui consiste à préserver les milieux qui fonctionnent encore correctement (c'est à dire les milieux où la truite réalise son cycle biologique complet) et à restaurer en parallèle les milieux perturbés (avec une grande réussite comme le prouvent les exemples du Renaison, de l'Ondaine ou plus récemment du Furan dans le département de la Loire par exemple).
Les populations sauvages sont mieux adaptées aux contraintes du milieu naturel (sécheresses, crues...etc). Les gènes des poissons de pisciculture peuvent modifier ce caractère adaptatif et ainsi fragiliser les populations.
 
L'objectif de cette étude est donc double :
1) identifier le niveau de modification génétique des populations sauvages par les populations introduites ;
2) mettre en place (dans un second temps) des plans de conservation qui interdiront tout apport extérieur de poissons là où les populations présenteront des proportions importantes de gènes de souche sauvage.
 
Concrètement, un petit morceau de nageoire adipeuse est prélevé sur 30 poissons adultes prélevés par la méthode de la "pêche électrique" sur chaque station d'étude (100 stations ont été définies dans le département à savoir 60 sur le versant Atlantique et 40 sur le versant Méditerranéen) puis conservés à des fins d'analyse (INRA) dans des piluliers spéciaux.
 
Chaque poisson est également photographié. Ces photos permettront de réaliser ultérieurement un parralèle entre les gènes des poissons et leurs critères morphologiques. D'ores et déjà, on constate des différences importantes entre les truites pêchées sur les deux bassins versants comme en témoignent les planches photographiques ci-dessous :
 
 
 
Truites du Versant Atlantique :
 

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Truites du Versant Méditerranéen :

 

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